1. Les sources du droit du travail
- La loi et les règlements (Code du travail) ;
- Les conventions collectives — pour le sport : la Convention Collective Nationale du Sport (CCNS), étendue par arrêté ministériel, donc obligatoire pour tous les clubs, associations et entreprises de son champ ;
- L'usage : pratique constante, générale et fixe de l'entreprise ;
- Le règlement intérieur : obligatoire dans les entreprises d'au moins 50 salariés (art. L.1311-2) — piège tombé en 2021 : ce n'est ni 11 ni 20.
Articulation branche / entreprise
Dans les matières « verrouillées » (salaires minima, classifications, égalité professionnelle…), les stipulations de la convention de branche priment sur la convention d'entreprise, sauf si celle-ci assure des garanties au moins équivalentes (art. L.2253-1) — tombé en 2017.
2. Le contrat de travail : définition et critères
Le contrat de travail suppose trois éléments : une prestation de travail, une rémunération et un lien de subordination juridique (pouvoir de donner des ordres, d'en contrôler l'exécution et de sanctionner les manquements). Le lien de subordination est le critère décisif.
En une phrase : le contrat de travail, c'est l'accord par lequel quelqu'un travaille pour quelqu'un d'autre, sous ses ordres, contre une rémunération.
Exemple : un joueur de football signe avec son club — le club lui dit à quelle heure s'entraîner, comment jouer, peut le sanctionner → c'est bien un lien de subordination, donc un contrat de travail. À l'inverse, un agent sportif qui travaille à son compte et gère ses propres horaires n'est pas salarié.
Petit récap : 3 critères = prestation de travail + rémunération + lien de subordination (le plus important). La CCNS est la convention collective du sport : elle s'impose à tous les clubs et associations du secteur.
3. CDI et CDD de droit commun
Les contrats emploi-formation (au programme officiel)
- Contrat d'apprentissage : contrat en alternance (16-29 ans en principe) associant formation en CFA et travail en entreprise ; les apprentis ne sont pas pris en compte dans le calcul des effectifs de l'entreprise (art. L.1111-3 C. trav.) — tombé en 2015 ;
- Contrat de professionnalisation (héritier du « contrat de qualification » visé par le programme) : alternance visant une qualification professionnelle reconnue ; également exclu du calcul des effectifs ;
- Dans le sport : la convention de formation du centre agréé (art. L.211-5 C. sport) est un dispositif distinct — voir section 4.
Le CDI
Forme normale de la relation de travail. Conclusion possible sans écrit (mais l'écrit est requis pour le temps partiel). Rupture : démission, licenciement, rupture conventionnelle, prise d'acte, résiliation judiciaire, départ/mise à la retraite.
La rupture conventionnelle (CDI uniquement)
Sa validité est subordonnée à (tombé en 2020 — « toutes les réponses ») :
- La tenue d'au moins un entretien entre employeur et salarié ;
- Le versement d'une indemnité spécifique au moins égale à l'indemnité légale de licenciement ;
- L'homologation de la convention par l'autorité administrative.
Le CDD de droit commun
- Écrit obligatoire, transmis au salarié dans les 2 jours ouvrables suivant l'embauche ;
- À l'expiration, délai de carence avant un nouveau CDD sur le même poste : 1/3 de la durée du contrat (renouvellements inclus) si celui-ci était de 14 jours ou plus ; la moitié s'il était inférieur à 14 jours (art. L.1244-3-1) — tombé en 2023 ;
- Indemnité de fin de contrat (précarité) : 10 % de la rémunération totale brute — mais elle est exclue pour le CDD spécifique sportif (voir section 4) ;
- Requalification en CDI : l'indemnité accordée par les prud'hommes ne peut être inférieure à 1 mois de salaire (art. L.1245-2) — tombé en 2020 ;
- Rupture anticipée par l'employeur hors faute grave / force majeure / inaptitude : dommages et intérêts au moins égaux aux rémunérations restant dues jusqu'au terme (art. L.1243-4).
4. Le CDD spécifique du sportif et de l'entraîneur ★★★
Créé par la loi n° 2015-1541 du 27 novembre 2015, codifié aux articles L.222-2 et suivants du Code du sport. C'est LE sujet favori de l'examen — il tombe presque chaque année.
Champ d'application
- Sportif professionnel salarié : activité sportive rémunérée dans un lien de subordination avec une association ou société sportive ;
- Entraîneur professionnel salarié ;
- Extension possible avec l'accord des parties : sportifs salariés de leur fédération en équipe de France, entraîneurs qui les encadrent à titre principal, arbitres et juges professionnels salariés de leur fédération (art. L.222-2-2) — tombé en 2024.
Régime du CDDS — les chiffres à connaître par cœur
| Règle | Contenu | Texte |
|---|---|---|
| Durée minimale | 12 mois (une saison sportive) — sauf contrat conclu en cours de saison, qui court jusqu'à la fin de la saison | L.222-2-4 |
| Durée maximale | 5 ans (60 mois), renouvellement tacite compris | L.222-2-4 |
| Forme | Écrit en au moins 3 exemplaires, avec mentions obligatoires (durée, rémunération et composantes, conventions collectives applicables…) | L.222-2-5 |
| Transmission | Au salarié au plus tard 2 jours ouvrables après l'embauche | L.1242-13 C. trav. |
| Indemnité de précarité | Exclue (le Code du sport écarte L.1243-8) | L.222-2-1 |
| Homologation | Les conditions dans lesquelles son absence fait obstacle à l'entrée en vigueur sont fixées par convention ou accord collectif national | L.222-2-6 |
| Rupture force majeure | Le CDDS est soumis aux règles de rupture anticipée du CDD, à l'exception de la résiliation unilatérale pour force majeure | L.222-2-1 |
Premier contrat après formation
La convention de formation (centre agréé) peut obliger le sportif à signer son premier contrat de travail avec le club formateur, pour une durée maximale de 3 ans (art. L.211-5), portée jusqu'à 5 ans si l'accord collectif de discipline le prévoit en précisant l'âge minimal/maximal du sportif et la rémunération minimale proposée (art. D.211-100-1, loi du 2 mars 2022) — tombé en 2022.
En une phrase : le CDD spécifique du sportif (CDDS) est le contrat de travail adapté aux sportifs et entraîneurs professionnels, avec ses propres règles.
Exemple : un club de Ligue 1 recrute un attaquant brésilien pour 2 saisons. Le CDDS est signé en 3 exemplaires (un pour le joueur, un pour le club, un pour la fédération). Sa durée : 24 mois, dans la limite autorisée (12 mois min / 5 ans max). Pas d'indemnité de précarité à la fin — c'est une spécificité du sport professionnel.
Petit récap : CDDS = 12 mois minimum / 5 ans (60 mois) maximum ; 3 exemplaires ; transmis en 2 jours ouvrables ; pas d'indemnité de précarité (contrairement au CDD commun). Ces 4 règles tombent chaque année à l'examen.
5. La CCNS et son chapitre 12 (sport professionnel) ★★★
- Grille de classification : 8 groupes (chapitre 9) — tombé en 2016 ;
- Polyvalence des tâches : classement dans le groupe le plus élevé lorsque les tâches de ce groupe dépassent 20 % du temps de travail hebdomadaire (art. 9.1.2) — tombé en 2024 ;
- Période d'essai (régime général CCNS) : ouvriers/employés 1 mois, techniciens/agents de maîtrise 2 mois, cadres 3 mois ; pour le CDDS du chapitre 12 : pas de période d'essai sauf si la convention de discipline en prévoit une — tombé en 2015 et 2017 ;
- Congés payés des sportifs : 3 jours ouvrables par mois (max 36), dont 19 jours consécutifs entre le 1er mai et le 31 octobre pour la régénération (art. 12.7.2.2.1) — tombé en 2019 ;
- Congés payés des entraîneurs : 2,5 jours ouvrables par mois, max 30 jours (art. 12.7.2.2.2) — tombé en 2018 ;
- Entraîneur principal d'un centre de formation agréé (CDD d'usage) : contrat de 2 ans minimum (art. 12.3.3) — tombé en 2020 ;
- Temps partiel : durée minimale 17 h 30 hebdomadaires ; heures complémentaires majorées de 10 %, dans la limite d'1/3 de la durée contractuelle sans atteindre la durée légale ; à défaut de mention écrite de la durée et de sa répartition, l'emploi est présumé à temps complet — tout le bloc est tombé en 2025 ;
- Maintien de salaire en cas d'arrêt maladie / accident du travail : jusqu'au 90e jour d'arrêt (art. 12.10.2) — tombé en 2025 ;
- Salaires minima (à mettre à jour chaque année) : sportif à temps plein — 22 289,19 € brut/an au 1er janvier 2026 ; entraîneur principal statut cadre D — 41 855 € brut/an depuis le 1er juillet 2023.
En une phrase : la CCNS chapitre 12 fixe des règles spéciales pour le sport professionnel : salaires minima, congés, temps partiel — des chiffres précis à connaître par cœur pour l'examen.
Exemple : un joueur de handball professionnel travaille à mi-temps (17h30/semaine minimum selon CCNS). Son coach lui demande 5 heures de plus cette semaine → ce sont des heures complémentaires, majorées de 10 %, mais dans la limite d'1/3 du contrat (soit 17h30 × 1/3 ≈ 5h50 max).
Petit récap : 8 groupes de classification ; temps partiel min 17h30 + heures complémentaires majorées 10 % dans la limite 1/3 ; congés sportifs 3 j/mois (19 consécutifs mai-oct.) ; maintien salaire jusqu'à 90 jours d'arrêt. Ces chiffres tombent presque chaque année.
6. L'embauche : formalités obligatoires
- DPAE (déclaration préalable à l'embauche) auprès de l'URSSAF — elle vaut notamment : immatriculation de l'employeur au régime général, immatriculation du salarié à la CPAM, affiliation à l'assurance chômage, demande d'adhésion au service de santé au travail, demande de visite d'information et de prévention (art. R.1221-2) — tombé en 2021. L'omission intentionnelle constitue le délit de travail dissimulé (art. L.8221-5) — tombé en 2022 ;
- Visite d'information et de prévention (ex-visite médicale d'embauche) : dans les 3 mois de la prise de poste ; avant l'affectation au poste pour les travailleurs de moins de 18 ans et les travailleurs de nuit (art. R.4624-10 et R.4624-18) — tombé en 2019, 2020 et 2022 ;
- Salarié étranger : autorisation de travail requise, quel que soit le type de contrat — sauf ressortissants de l'UE/EEE/Suisse, et sauf activité ≤ 3 mois dans certains domaines dont les manifestations sportives (art. D.5221-2-1) — cas pratique complet en 2021 ;
- Cumul d'emplois : durées maximales de travail — 10 h/jour, 48 h/semaine (44 h en moyenne sur 12 semaines).
7. La rupture du contrat à l'initiative du salarié
| Mode | Mécanisme | Risque |
|---|---|---|
| Démission (CDI) | Volonté claire et non équivoque | Pas d'allocations chômage (sauf cas légitimes) |
| Prise d'acte | Le salarié rompt en reprochant des faits graves à l'employeur, puis saisit les prud'hommes | Si les faits ne sont pas assez graves → effets d'une démission |
| Résiliation judiciaire | Le salarié saisit le juge sans quitter l'entreprise | Si rejet → le contrat se poursuit |
| Abandon de poste (CDI) | Mise en demeure de reprendre le poste dans le délai fixé par l'employeur → à l'expiration, présomption de démission (art. L.1237-1-1) | Tombé en 2023 |
Le conseil de prud'hommes prononce la rupture aux torts de l'employeur lorsque son comportement constitue un manquement suffisamment grave empêchant la poursuite du contrat. Les dommages et intérêts (rupture anticipée injustifiée du CDD) sont au moins égaux aux rémunérations restant dues, imposables et soumis à cotisations pour la fraction correspondant aux salaires perdus — cas pratique 2023.
8. Procédure disciplinaire et licenciement
- Convocation à un entretien préalable — première obligation de toute procédure (art. L.1232-2) ;
- Mise à pied conservatoire possible dans l'attente de la sanction (mesure provisoire, art. L.1332-3) — à distinguer de la mise à pied disciplinaire (sanction) ;
- Notification de la sanction : ni moins de 2 jours ouvrables, ni plus d'1 mois après le jour fixé pour l'entretien (art. L.1332-2 ; pour le licenciement : expédition au plus tôt 2 jours ouvrables après l'entretien, art. L.1232-6) — tombé en 2023 et 2024 ;
- Salariés protégés (délégués syndicaux, élus, conseillers du salarié…) : autorisation de l'inspecteur du travail obligatoire avant la rupture, y compris pour un CDD (art. L.2421-1) — cas pratique 2024 ;
- Indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année jusqu'à 10 ans, 1/3 de mois au-delà (art. R.1234-2) — tombé en 2017 ;
- Licenciement économique : priorité de réembauche pendant 12 mois à compter de la rupture, si le salarié en fait la demande dans ce délai (art. L.1233-45) — tombé en 2025 ;
- Inaptitude : obligation de reclassement, sauf refus du salarié ou avis du médecin du travail indiquant que tout maintien serait gravement préjudiciable ou que l'état de santé y fait obstacle ; si ni reclassement ni licenciement dans 1 mois après l'examen de reprise → reprise du versement du salaire ; inaptitude professionnelle : indemnité spéciale = double de l'indemnité légale + indemnité compensatrice — cas pratiques 2019 et 2023 ;
- Même licencié pour faute grave, le salarié conserve son indemnité compensatrice de congés payés (art. L.3141-28) — tombé en 2024 ;
- Harcèlement moral : agissements répétés (jamais un acte isolé) dégradant les conditions de travail (art. L.1152-1) — tombé en 2025 ;
- Droit de retrait : droit d'arrêter le travail face à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé (art. L.4131-1) — tombé en 2017.
9. Les prescriptions : les délais qui tombent chaque année ★
| Action | Délai | Texte |
|---|---|---|
| Action en paiement du salaire | 3 ans | L.3245-1 |
| Action portant sur la rupture du contrat | 12 mois à compter de la notification | L.1471-1 |
| Conservation des bulletins de paie par l'employeur | 5 ans | L.3243-4 |
| Entretien professionnel | Tous les 2 ans | L.6315-1 |
En une phrase : les prescriptions sont les délais au-delà desquels on ne peut plus agir en justice — deux délais dominent l'examen.
Exemple : un joueur réalise en 2026 que son club ne lui a pas payé correctement ses primes en 2022, 2023 et 2024. Il peut réclamer ces salaires jusqu'en 2029 (prescription 3 ans). En revanche, s'il a été licencié en janvier 2025, il doit contester ce licenciement avant janvier 2026 (prescription 12 mois sur la rupture).
Petit récap : salaire non payé → 3 ans (L.3245-1) ; contestation de la rupture → 12 mois (L.1471-1). Mémoriser cette paire est probablement le meilleur investissement de révision de tout l'examen.
10. Sécurité sociale
Les organismes et leurs missions (au programme officiel)
- URSSAF : recouvrement des cotisations et contributions sociales ; destinataire de la DPAE ;
- CPAM : assurance maladie, maternité, accidents du travail ; CARSAT : retraite du régime général ; CAF : prestations familiales ;
- Recours contre les décisions : saisine préalable obligatoire de la commission de recours amiable (CRA) de l'organisme, puis recours devant le pôle social du tribunal judiciaire (les anciens TASS ont disparu en 2019).
Assujettissement et assiette
- Régime général : tous les salariés, y compris sportifs et entraîneurs sous CDDS, et les dirigeants « assimilés salariés » ; autres régimes : travailleurs indépendants (l'agent en nom propre), régimes spéciaux ;
- Assiette des cotisations : l'ensemble des sommes versées en contrepartie ou à l'occasion du travail — salaires, primes, indemnités et avantages en nature (art. L.242-1 CSS). C'est cette assiette qui sert aussi au calcul de la rémunération de l'agent sportif (renvoi de l'art. A.222-5 C. sport) ;
- Les redevances d'image (L.222-2-10-1 C. sport) échappent à cette assiette : elles relèvent des prélèvements sur les revenus du patrimoine — voir chapitre 8.
Points d'examen récurrents
- Accident du travail : le salarié informe l'employeur dans les 24 heures (sauf force majeure) ; l'employeur déclare à la CPAM dans les 48 heures (dimanches et jours fériés non compris) — tombés en 2018 et 2020 ;
- Indemnités journalières AT : exonérées d'impôt à hauteur de 50 % → imposables pour 50 % de leur montant — tombé en 2021 ;
- Franchise de cotisations pour les sommes versées aux sportifs amateurs à l'occasion de manifestations : limite de 5 manifestations par mois par personne et par structure ;
- Double affiliation obligatoire en cas de cumul d'activités salariée et non salariée — tombé en 2015 ;
- Assimilé salarié : le président de SAS relève du régime général (contrairement au gérant majoritaire de SARL, travailleur non salarié) — tombé en 2016.
11. Tableau des chiffres clés du chapitre
| Notion | Chiffre |
|---|---|
| CDDS : durée min / max | 12 mois / 5 ans (60 mois) |
| CDDS : exemplaires / transmission | 3 exemplaires / 2 jours ouvrables |
| Carence entre deux CDD (≥ 14 jours) | 1/3 de la durée du contrat |
| Indemnité de précarité (CDD commun) | 10 % — exclue pour le CDDS |
| Règlement intérieur obligatoire | 50 salariés |
| Indemnité requalification CDD→CDI | ≥ 1 mois de salaire |
| Temps partiel CCNS sportif | 17 h 30 min. ; heures compl. +10 %, limite 1/3 |
| Maintien de salaire CCNS | Jusqu'au 90e jour d'arrêt |
| Congés sportifs / entraîneurs (CCNS ch.12) | 3 j/mois (19 consécutifs mai-oct.) / 2,5 j/mois |
| Prescription salaire / rupture | 3 ans / 12 mois |
| AT : salarié → employeur / employeur → CPAM | 24 h / 48 h |
| Indemnité licenciement | 1/4 mois par an (≤10 ans), 1/3 au-delà |
| Priorité de réembauche (éco.) | 12 mois, sur demande |
| Durées max de travail | 10 h/jour, 48 h/semaine |
🛠️ Cas pratique guidé
Un entraîneur a signé un CDD spécifique de deux ans avec un club (art. L.222-2 et s. C. sport). Le club lui reproche une faute grave et veut s'en séparer immédiatement. L'entraîneur est par ailleurs délégué syndical. (Cas pratique de l'annale 2024, restitué intégralement.)
Question 1. Quelle mesure provisoire permet d'écarter l'entraîneur dans l'attente de la sanction ?
Voir la correction type
Réponse : La mise à pied conservatoire : mesure provisoire (et non une sanction) à effet immédiat, qui n'épuise pas le pouvoir disciplinaire.
Fondement : art. L.1332-3 C. trav.
Question 2. Quelle obligation spécifique s'impose au club avant de rompre le contrat de ce salarié ?
Voir la correction type
Réponse : L'entraîneur étant délégué syndical, le club doit obtenir l'autorisation de l'inspecteur du travail. La rupture sans autorisation est pénalement sanctionnée (1 an + 3 750 €).
Fondement : art. L.2421-1 et L.2431-1 C. trav.
Question 3. Quelle est la première étape de la procédure disciplinaire ?
Voir la correction type
Réponse : La convocation du salarié à un entretien préalable, avant toute décision.
Fondement : art. L.1232-2 C. trav.
Question 4. Dans quel délai la rupture doit-elle être notifiée après l'entretien ?
Voir la correction type
Réponse : Ni moins de 2 jours ouvrables, ni plus d'1 mois après le jour fixé pour l'entretien.
Fondement : art. L.1332-2 C. trav.
Question 5. À quelle indemnité l'entraîneur peut-il prétendre même en cas de faute grave ?
Voir la correction type
Réponse : À l'indemnité compensatrice de congés payés pour les congés acquis non pris — elle est due quelle que soit la cause de la rupture.
Fondement : art. L.3141-28 C. trav.
✅ Check rapide — 3 QCM niveau examen
Questions issues des annales réelles, avec leurs distracteurs d'origine. Répondez avant d'ouvrir la correction.
1. En principe, le contrat de travail à durée déterminée (CDD) d'un sportif ou d'un entraîneur professionnel est conclu : (annale 2020)
- A. Pour une durée minimale de 12 mois et une durée maximale de 36 mois
- B. Pour une durée minimale de 18 mois et une durée maximale de 48 mois
- C. Pour une durée minimale de 18 mois et une durée maximale de 60 mois
- D. Toutes les réponses ci-dessus sont correctes
- E. Aucune réponse ci-dessus n'est correcte
Voir la correction
Réponse : E. Le couple exact est 12 mois / 5 ans (60 mois) — art. L.222-2-4 C. sport. Aucune proposition ne combine les deux bonnes bornes : A a le bon minimum mais 36 mois est faux ; B et C inventent un minimum de 18 mois. C'est le piège type « chiffres voisins » : vérifiez chaque borne séparément.
2. Toute action portant sur la rupture du contrat de travail se prescrit par : (annales 2018 et 2019)
- A. 6 mois à compter de la notification de la rupture
- B. 12 mois à compter de la notification de la rupture
- C. 24 mois à compter de la notification de la rupture
- D. 36 mois à compter de la notification de la rupture
Voir la correction
Réponse : B. 12 mois (art. L.1471-1 C. trav.). Les distracteurs jouent sur la confusion avec la prescription de l'action en paiement du salaire, qui est de 3 ans (L.3245-1). Mémorisez la paire : « salaire 3 ans, rupture 12 mois ».
3. Selon la CCNS, les heures complémentaires d'un sportif à temps partiel sont : (annale 2025)
- A. Majorées de 25 %, dans la limite de 10 % de la durée contractuelle
- B. Majorées de 10 %, dans la limite d'un tiers de la durée contractuelle
- C. Majorées de 10 %, sans limite
- D. Non majorées, dans la limite d'un tiers de la durée contractuelle
Voir la correction
Réponse : B. Art. 12.7.1.3.6 CCNS : majoration de 10 %, dans la limite d'1/3 de la durée prévue au contrat, sans pouvoir atteindre la durée légale. Le distracteur A transpose la règle des heures supplémentaires du droit commun (25 %) — confusion classique temps plein / temps partiel.
🔔 Veille juridique : contenu aligné sur les corrections des sessions 2015-2025 de l’épreuve générale. Le droit évolue : avant l’examen, contrôlez la version en vigueur de chaque article cité. Les montants CCNS (salaires minima) sont révisés par avenant chaque année.
🧠 Mémo examen — 5 points à savoir par cœur
- CDDS : 12 mois – 5 ans, écrit en 3 exemplaires, transmis sous 2 jours ouvrables, pas d'indemnité de précarité.
- Prescriptions : salaire 3 ans / rupture 12 mois.
- Sanction disciplinaire : notification entre 2 jours ouvrables et 1 mois après l'entretien.
- Salarié protégé → autorisation de l'inspecteur du travail, même pour un CDD.
- CCNS temps partiel : 17 h 30 min., heures complémentaires +10 % limite 1/3 ; maintien de salaire 90 jours.